
Sibilla Aleramo256 p. – 10,50 € – 1970 ou
Une femme est une autobiographie romancée dans laquelle coexistent une analyse toujours actuelle de la situation des femmes, et le récit d’une lutte individuelle. Déchirée entre un amour passion pour son père libéral, brillant, séducteur et une pitié terrifiée pour sa mère trompée, humiliée, qui sombre progressivement dans la folie, elle lutte pied à pied pour conquérir son indépendance intellectuelle, affective, contre un mari tyrannique, brutal et veule, un milieu provincial superstitieux et étriqué. Ce sera au prix du renoncement à son fils, c’est-à-dire du renoncement à être mère qu’elle deviendra une femme libre et active.
Dans un style sobre, d’une réserve classique traversée d’effusions lyriques, précieusement désuètes, une lutte toujours convaincante.
Sibilla Aleramo : Née en 1876 dans le Piémont, Sibilla Aleramo, mariée à 16 ans à un homme du Mezzogiorno, passe sa jeunesse dans les Marches. Elle écrit son premier roman Une femme, en 1906 après avoir quitté son mari et son enfant. Autobiographie qui connaît immédiatement un grand succès et est traduit en plusieurs langues. Le livre, réédité il y a quelques années par Feltrinelli est très favorablement accueilli par les mouvements féministes italiens.
« Pour moi, il n’y a aucune différence entre ce travail et le travail à la scène ou au cinéma : tout est désir de communion. Mais, ici comme à la radio, il s’agit d’une présence intime, directe à l’autre, familière, fraternelle… Il se produit un réel contact : on ne voit pas la personne, seule est présente la voix, c’est-à-dire l’incarnation même du coeur, des sens d’un être… Une femme est un texte de pulsations, intime. Il fallait repasser le texte par tout l’être, l’intérioriser, pour parvenir à cette spontanéité qui est le résultat d’un long travail – du don aussi. Ce texte, je l’ai trituré, pétri. »
De nombreuses artistes, chanteurs, comédiens, philosophes, sociologues, acteurs économiques et personnes engagées ont répondu à notre invitation et seront présents pour soutenir l’engagement au féminin. Lors de cette manifestation, la jeune artiste saoudienne Cheikha Latifa AL-Sowayel exposera pour nous ses toiles et ouvrira un pont entre l’Orient et l’Occident.
L
Générations Femme Mars-avril 2009, n°38
J’ai longé le Bosphore aussi la Corne d’Or. La ville grimpe sur ses collines, elle se batie en bois par prudence, elle se sait fragile car la terre peut trembler, elle se bâtie en pierre quand elle n’a plus peur, elle se met à l’abri et pense à tous les Dieux et souvent les oublie. J’ai beaucoup marché. Mais, pour les photographies, je ne parvenais pas à prendre une unique image qui donnerait réunies toutes les émotions que je ressentais, mon regard saisissait bien les états fulgurants de la beauté, comme les réalités plus amères, pauvreté, ruines et le mouvement insensé de foules chamarées et de nuages sur ciel gris. Sur une seule photographie tous ces éclats réunis ne se donnaient pas à voir.



Vendredi 27 février 2009 

23 février 2009
dimanche 22 février 2009